Située à l’entrée d’un hameau, la maison quercynoise laissée à l’abandon a retrouvé tout son lustre dans le respect des traditions. Du temps, de la passion, de l’aide et des bons conseils… Voici l’histoire d’une réhabilitation respectable et respectueuse.
Du rêve à la réalité ou l'histoire d'une rénovation
"Ce rêve d’enfant, je sentais qu’il était temps de l’accomplir. Soucieux de l’environnement et amoureux de Nature, je souhaitais faire de ma maison un lieu de vie sain, respectueux des traditions locales du point de vue de l’architecture et des matériaux à mettre en oeuvre dans ce projet.
Je me suis investi dans la lecture de nombreux ouvrages sur les restaurations écologiques et sur les maisons paysannes du Quercy. Ceci m’a amené à me rapprocher de l’association Maisons Paysannes de France, qui m’a conseillé sur plusieurs aspects. Ainsi, j’ai tenu à ne modifier aucune ouverture, à n’utiliser que de la chaux sur les murs pour garder les propriétés respirantes de la maison, et à ne surtout pas sabler les façades, ce qui aurait fait perdre toute la patine grise, aurait fragilisé les pierres et donné à la maison un air neuf.
Travaillant en région parisienne, la maison ne pouvait pas constituer ma résidence principale. Je ne pouvais donc prétendre à aucun crédit d’impôt (isolation, chauffage). Je me suis vite rendu compte que, pour pouvoir restaurer l’ensemble de la propriété et rembourser les échéances de mon prêt, je devrai la louer, et réaliser moi-même de nombreux travaux (démolitions, enduits chaux et chanvre, maçonnerie, plâtres, peintures, dallages, placards, aménagements extérieurs, finitions, et.) avec l’aide précieuse de mes parents.
J’ai aussi contacté le Comité départemental de tourisme et les Gîtes de France qui m’ont très bien accompagné dans l’élaboration du projet de création d’un gîte rural, et m’ont orienté vers le CAUE 46. Ce dernier m’a apporté gracieusement, tout au long du chantier, ses conseils précieux en architecture et mise en valeur du patrimoine, ce qui a permis d’enrichir le projet que j’avais élaboré avec l’aide d’une architecte régionale formidable. Nous avons d’abord retracé l’histoire de la bâtisse et nous avons choisi ensemble les matériaux appropriés sachant que mon budget ne me permettait aucune folie!
J’ai pu alors déposer un dossier de subvention auprès du Conseil Régional Midi-Pyrénnées pour la création d’un grand gîte de qualité et obtenu environ 15% du montant total des travaux. J’ai également déposé un dossier de subvention au Conseil général du Lot qui aide à la préservation du petit patrimoine. La couverture en lauze de la porcherie a pu être subventionnée à hauteur de 40%. Enfin, j’ai déposé un dossier auprès de la Fondation du patrimoine pour la sauvegarde des pignons des granges en ruines du XIXe siècle qui ferment la cour. J’ai là encore reçu une subvention de 1% du montant des travaux et j’ai pu déduire de mes impôts une partie des frais engendrés par la sauvegarde de ce patrimoine. ‘‘
Reportage réalisé par Catherine Levard. Photos Antonio Duarte. Architecture Maïté Salamagne, Le Domaine de la élonie www.domaine-labelonie.fr
Maison&Travaux N°221 Nov-Dec 2009
Dans le Perche, cette maison forestière profite d’une vue exceptionnelle grâce à une extension en bois avec... Lire
Bâtie sur une ancienne motte féodale, cette longère typique du Perche affiche de belles proportions mises en... Lire
Avec des bâtiments inscrits dans la pente, un rez-de-chaussée maçonné et un haut fenil bardé de bois,... Lire
Dans son numéro de janvier, Maison&Travaux vous propose un dossier spécial "s'agrandir" : des combles au sous-sol, découvrez comment gagner des mètres carrés.
Cette meulière typique de la banlieue parisienne a gagné de la lumière et 80 m² grâce à une extension en bois,... Lire
Près de Vannes, cette ancienne laiterie a été transformée en maison contemporaine. En rupture totale avec son passé... Lire
Avec son campanile, son manteau de briques rouges, sa toiture ondulante en tuiles canal et ses voûtes romanes,... Lire