Située à l’entrée d’un hameau, la maison quercynoise laissée à l’abandon a retrouvé tout son lustre dans le respect des traditions. Du temps, de la passion, de l’aide et des bons conseils… Voici l’histoire d’une réhabilitation respectable et respectueuse.
À l’intérieur de cette colonne technique, se trouvent également la VMC double flux, le réseau de chauffage, les évacuations d’eaux usées, les alimentations qui desservent l’évier (Franke) et la salle de bains de l’étage. Parfaitement isolé, le coffrage ne laisse passer aucun son. Une crédence en Inox (Lapeyre) protège la partie inférieure. Tous ces appareils ont été choisis en tenant compte de leur classement énergétique.
Des jeux de niveaux à l’étage
Pour optimiser le volume intérieur, le plancher intermédiaire de l’aile perpendiculaire a été abaissé ce qui impliquait également de surbaisser le sol de plain-pied et d’implanter quelques marches pour relier les deux bâtiments. Dans un angle de la grande pièce, on accède à l’étage par un escalier en chêne dont les marches de remplacement ont été taillées en prenant pour modèle la seule qui restait. Sa teinte foncée, très proche de celle de la main courante d’origine, résulte d’un traitement singulier : le bois a été badigeonné de chaux blanche pour faire ressortir le tanin avant d’être huilé (huile parquet « Carl’s » chez Bona). Quant au nouveau parquet en châtaignier huilé, il réunit des lames droites de largeurs variées clouées sur des lambourdes de 15 à 20 cm d’épaisseur rapportées sur le plancher bois d’origine.
Cette technique a permis de rétablir la planéité du sol et d’interposer un isolant en ouate de cellulose–papier recyclé (Homatherm). Un deuxième escalier conduit aux combles de la partie ancienne, où l’on faisait sécher le tabac. Le plancher ayant ici conservé son niveau, on accède à la mezzanine construite dans l’aile du bâtiment et qui en constitue le deuxième étage par quelques marches en chêne implantées de face dans l’axe du faîtage. Une dalle de béton allégé a été coulée au niveau de l’entrait bas de la première ferme, déplacée à cette occasion pour s’inscrire en bordure du plancher. Entre les deux niveaux, un mur en pierre crée le lien. Jointé avec un mélange de terre et de chaux, il n’a pas été retouché.
Une isolation performante
Antérieurement à la rénovation complète, la toiture en ardoise a été refaite à temps pour mettre les bâtiments hors d’eau, il n’était donc pas question de la déposer pour entreprendre une isolation par l’extérieur. Selon la démarche écologique directrice du projet, l’isolant choisi est en cellulose sous forme de panneaux semi-rigides (« Flex CL » de Homatherm). Ils ont été posés en deux couches croisées, la première entre les chevrons en ménageant une lame d’air, la seconde sous les chevrons pour atteindre une épaisseur totale de 20 centimètres. Un écran freine-vapeur (Proclimat) est également intercalé entre l’isolant et l’habillage en plaques de plâtre posées sur ossature métallique pour assurer l’étanchéité à l’air et réguler les émissions de vapeur générées de l’intérieur et empêcher l’humidité de stagner dans l’isolant. Toutes les ouvertures sur mesure sont en doubles vitrages peu émissifs (Menuiserie Bergeal à Meyssac), y compris pour les fenêtres de toit (Cast).
Côté chauffage
Le choix s’est naturellement porté sur une pompe à chaleur air/air (Mitsubishi). L’unité extérieure placée à distance du bâtiment, n’émet aucun bruit dérangeant et restitue chaleur ou fraîcheur via des unités intérieures (Multisplits). La climatisation réversible offre un confort de vie appréciable, la chaleur rapidement émise n’assèche pas trop l’air ambiant. Ce système économique à l’usage n’est pas polluant, il consomme également peu d’énergie et supprime toute corvée de stockage.
Dans le Perche, cette maison forestière profite d’une vue exceptionnelle grâce à une extension en bois avec... Lire
Bâtie sur une ancienne motte féodale, cette longère typique du Perche affiche de belles proportions mises en... Lire
Avec des bâtiments inscrits dans la pente, un rez-de-chaussée maçonné et un haut fenil bardé de bois,... Lire
Dans son numéro de janvier, Maison&Travaux vous propose un dossier spécial "s'agrandir" : des combles au sous-sol, découvrez comment gagner des mètres carrés.
Cette meulière typique de la banlieue parisienne a gagné de la lumière et 80 m² grâce à une extension en bois,... Lire
Près de Vannes, cette ancienne laiterie a été transformée en maison contemporaine. En rupture totale avec son passé... Lire
Avec son campanile, son manteau de briques rouges, sa toiture ondulante en tuiles canal et ses voûtes romanes,... Lire