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Toulousaine de charme

Salle de café début XXe siècle, salon marocain couronné d’un arc brisé, ou cuisine à l’esprit “maison de campagne”... Dépaysante, cette ravissante provinciale invite à voyager dans le temps et l’espace.

ZOOM

Précédée d’une cour aménagée en jardin, cette maison de maître (1745) s’inscrit dans la tradition architecturale toulousaine avec sa façade de briques roses et ses hautes fenêtres. De plain-pied, elle est flanquée de deux ailes perpendiculaires, anciennes dépendances, dominées aux angles par deux tours carrées.

Précédée d’une cour aménagée en jardin, cette maison de maître (1745) s’inscrit dans la tradition architecturale toulousaine avec sa façade de briques roses et ses hautes fenêtres. De plain-pied, elle est flanquée de deux ailes perpendiculaires, anciennes dépendances, dominées aux angles par deux tours carrées.

La porte à deux vantaux surmontée d’une imposte vitrée s’ouvre sur un large couloir central traversant. De belles proportions, il dessert les pièces situées de part et d’autre. À l’autre extrémité, il donne accès au jardin, qui formait autrefois le parc du domaine.

À droite du couloir, le regard se tourne irrésistiblement vers cette insolite salle de bistrot. Tables rondes avec plateaux de marbre et piétement en fonte, banquette en moleskine verte, billard à la française et fauteuils en cuir de ton “chocolat”, publicités anciennes, agrémentent les lieux avec un sens du détail harmonieux.

Bar en acajou, étagères suspendues en verre, percolateur, “réclames” et affiches publicitaires, plantent un décor désuet à souhait.

Profitant de la grande hauteur sous plafond, les propriétaires ont fait aménager une bibliothèque de belle dimension dans ce salon qui sert également de bureau. Meubles en bois ornementé, lanterne marocaine en laiton ciselé et tapis coloré au sol donnent au décor une touche exotique.

Pour parfaire le dépaysement, une alcôve a été installée derrière une cloison en carreaux de plâtre, ajourée d’un outrepassé d’esprit hispanomauresque. Les objets rapportés de voyages, la teinte ocre des murs et le canapé agrémenté de coussins complètent cette impression d’ailleurs…

Billot de boucher double, balance ancienne à poids et table de bistrot en marbre et fer forgé… Meubles et objets de décoration chinés en brocante donnent un petit air rétro à cette cuisine et à son coin repas. Pour former une transition entre la salle où l’on mange et la cuisine installée en retrait, les propriétaires ont monté une cloison en briques qui sépare sans fermer, puisqu’elle est ajourée d’une ouverture cintrée (1,2 m x 1,3 m). Elle ouvre une perspective sur l’îlot et les meubles de métier reconvertis en placards et range-couverts, et fait également office de passe-plats.

Billot de boucher double, balance ancienne à poids et table de bistrot en marbre et fer forgé… Meubles et objets de décoration chinés en brocante donnent un petit air rétro à cette cuisine et à son coin repas. Pour former une transition entre la salle où l’on mange et la cuisine installée en retrait, les propriétaires ont monté une cloison en briques qui sépare sans fermer, puisqu’elle est ajourée d’une ouverture cintrée (1,2 m x 1,3 m). Elle ouvre une perspective sur l’îlot et les meubles de métier reconvertis en placards et range-couverts, et fait également office de passe-plats.

Ouverte sur le jardin, la pièce est agréable en toute saison. Les murs – comme ceux de la “salle bistrot” – sont animés par des “réclames” d’époque : le bouillon Kub en jaune sur tôle émaillée rouge égaie la pièce, tandis qu’une plaque “tarifs de boucherie” indique le prix du gigot, des côtes premières, des tripes... Le tout en anciens francs !

Depuis le salon avec son mobilier des années 30, on profite d’une belle perspective sur les différentes pièces de la maison avec sols de terres cuites patinées ou parquets. Les portes à panneaux de chêne chantournés XVIIIe siècle ont été décapées ; une lasure d’un bleu très pâle a remplacé l’ancienne peinture sombre pour mettre en valeur leurs moulures et leur donner une touche de modernité.

Depuis le salon avec son mobilier des années 30, on profite d’une belle perspective sur les différentes pièces de la maison avec sols de terres cuites patinées ou parquets. Les portes à panneaux de chêne chantournés XVIIIe siècle ont été décapées ; une lasure d’un bleu très pâle a remplacé l’ancienne peinture sombre pour mettre en valeur leurs moulures et leur donner une touche de modernité.

    Neïma, d’origine marocaine, et Pierre, oenologue et critique gastronomique, ont aménagé cette belle demeure en un havre convivial et dépaysant. Passé les grilles du porche d’entrée, le jardin planté de palmiers et de lauriers roses évoque les paysages du Maroc. Mentionnée au XVIIIe siècle, cette maison de maître de village est typique de l’architecture toulousaine avec sa longue façade de briques roses ajourée de grandes fenêtres. La porte d’entrée à deux vantaux surmontée d’une imposte s’ouvre sur un couloir central aux belles proportions (2,2 x 3 m), qui traverse toute la maison en desservant les pièces situées de part et d’autre, avant de s’ouvrir à l’arrière sur le jardin. De plain-pied, la maison ne compte qu’un niveau d’habitation, mais est flanquée de deux ailes perpendiculaires qui lui donnent une configuration en “U”. Datées de 1745 sur la clef d’un arc, ces dépendances abritaient une cuisine, des remises et des locaux d’exploitation. Autre particularité : la présence dans les angles de deux tours carrées dressées en briques. Couvertes d’un toit à une seule pente que ceinture un arc en plein cintre ajouré d’un oculus, elles abritaient sans doute chacune un pigeonnier.

    Ambiance brocante

    C’est en 1991 que les propriétaires découvrent cette demeure. En possession d’un appartement à Toulouse, ils rêvent cependant d’une maison de campagne pour leurs enfants et leurs mis qu’ils aiment recevoir. S’ajoutent aussi l’envie de mettre en scène un florilège d’objets chinés en brocante ainsi que des souvenirs de voyages au Maroc. Aménagée par les propriétaires précédents (plomberie, électricité, etc.), la demeure est relativement confortable et ne nécessite pas de travaux d’envergure. Après acquisition, ils peuvent donc concentrer leurs efforts sur les aménagements intérieurs (séjour, salon, cuisine). Passé l’entrée éclairée par une imposte en verres colorés, situé à gauche, le salon avec son mobilier des années 30 et sa cheminée en marbre plante un décor qui paraîtrait feutré s’il n’était rythmé d’objets insolites comme un imposant trombone en cuivre ou une malle de voyage.

    À droite, on plonge dans une tout autreambiance où se mêle nostalgie et plaisir de recevoir : celle d’une salle de bistrot des années 1900- 1950. Une étonnante reconstitution avec son bar-comptoir galbé en acajou, un grand miroir mural rythmé d’étagères à verres et bouteilles, sans oublier le percolateur. Récupérés dans un café du Gers voué à la fermeture, tables rondes avec plateaux de marbre et piétement en fonte, banquette en moleskine verte (toile de coton enduite qui imite le cuir), et billard à la française (une acquisition plus récente !), meublent les lieux avec un sens du détail surprenant. En témoigne encore le foisonnement de “réclames” et d’affiches publicitaires (sur papier, tôles peintes ou émaillées), qui vantent les supposés mérites d’alcools passés à la postérité, ou disparus comme l’absinthe. D’autres affiches telles celles du cacao Lhara (du peintre lithographe Jules Chéret), des paquebots transatlantiques ou des cachous Lajaunie complètent ce décor rétro.

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