Paradoxalement, c’est en améliorant l’isolation des maisons que la qualité de l’air intérieur s’est dégradée, altérée par les polluants issus des matériaux de construction et de décoration. C’est là que les plantes vertes interviennent. 1° Par photosynthèse, elles transforment le gaz carbonique en oxygène. 2° En transpirant, elles favorisent un air moins sec donc plus sain. 3° Tandis que leurs feuilles absorbent les produits toxiques volatils, des micro-organismes fixés aux racines participent aussi à la dépollution. Autant de qualités techniques transcendées sous divers habits de verdure.
Les meubles sont source d’émission de formaldéhyde. Les plus anciens surtout car ils ont reçu de nombreuses couches de cire. La moquette souvent présente émet aussi du formaldéhyde, comme les fenêtres en PVC. Les peintures et les papiers peints participent également à cette pollution.
SÉLECTION: Plusieurs plantes aux actions complémentaires combinent leurs effets. Le figuier pleureur (Ficus benjamina), le Spathiphyllum et le dracéna ‘Janet Craig’ sont efficaces contre le formaldéhyde. L’aglaonéma (Aglaonema spp) est facile à vivre : très résistante, elle se contente de peu de lumière. L’aréca, ou palmier d’Arec (Chrysalidocarpus lutescens), élimine le xylène, mais il est gourmand en lumière. Le dracaena ‘Warneckii’ ou le palmier bambou (Chamaedorea seifrizii) luttent contre le benzène. Le spathiphyllum (Spathiphyllum wallisii) anéantit xylène et trichloréthylène.
Même dans celle de bébé
Pas d’inquiétude à avoir pour la chambre du petit : le CO2 que les plantes rejettent pendant la nuit a une incidence insignifiante au regard des effets dépolluants qu’elles développent.
SÉLECTION: Le néphrolépis (Nephrolepis exaltata) ou fougère de Boston est la plante idéale pour éliminer le formaldhyde. Elle se développe bien en situation lumineuse, sans soleil direct. Le chlorophytum ou plante araignée (Chlorophytum comosum) efficace également est facile à entretenir. Le dracéna ‘Janet Craig’ et le dracéna marginé (Dracaena marginata) demandent peu de luminosité. Le dracéna ‘Warneckii’ absorbe xylène et benzène sans avoir besoin de beaucoup d’eau, ce qui évite la production de moisissures, source d’allergies chez les bébés.
Propre mais pas forcément saine l’ambiance de la salle de bains ! Les panneaux de particules, source de formaldéhyde, y prédominent car ils sont très utilisés pour le mobilier. Certains revêtements de sol en PVC émettent des phtalates. Les déodorants relâchent des COV. Parfum et détergents laissent derrière eux du benzène et de l’acétaldéhyde, voire du toluène.
SÉLECTION: La fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) et le croton (Codiaeum spp) trouvent ici naturellement leur place pour absorber le formaldéhyde. L’azalée (Rhododendron simsii) et l’anthurium s’occuperont de l’ammoniaque tout en apportant une touche de couleur. Un palmier bambou (Chamaedorea seifrizii) viendra à bout du benzène contenu dans certains parfums. Ici où la place est comptée, de petites plantes peuvent être installées sur des étagères.
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