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Le bois-énergie, l'alliance du charme et de la performance

Le bois-énergie s’utilise aussi bien en chauffage principal qu’en appoint. Les chaudières à plaquettes ou granulés, notamment, offrent une performance et une simplicité d’utilisation comparables à celles des chaudières au fuel.

ZOOM

Photo Doc Tulikivi

Photo 2. Cette forme enveloppante vient habiller l’appareil de chauffage (foyer “Cube 16” de Stuv). Faite de bois et de métal, elle laisse au coeur de chauffe diffuser sa chaleur tout en créant une isolation latérale. Un chariot à bûches vient s’aimanter sur les côtés, à gauche ou à droite. 4 630€ TTC. “Fusion 1”. Gilles Heissat.

Photo 3. Disponible en plusieurs coloris et finitions, ce poêle chaudière brûle des granulés de bois. Son rendement atteint 90%. Le réservoir de granulés, d’une contenance de 35 kg, se situe à l’arrière du poêle. L’eau pour le chauffage circule au-dessus du foyer avant d’alimenter le circuit d’eau chaude de la maison. À partir de 4 370€ HT. “Idrofox”. Edilkamin.

Photo 4. Compacte et entièrement automatique, cette chaudière à granulés (9 ou 12 kW) s’installe dans le salon. Conçue pour le chauffage, elle peut également être couplée à un préparateur d’eau chaude sanitaire. À partir de 9 805,6€ HT. “Firewin”. Zaegel-Held.

Photo 5. En fonte, cet insert s’encastre dans toutes les cheminées à foyer ouvert. Il permet de brûler des bûches jusqu’à 50 cm de long. Le système de balayage permanent de la vitre limite l’encrassement. 1 260€ HT. “C 22”. Jotul.

Photo 6. Cet insert est alimenté par des granulés de bois, stockés dans un réservoir de 23 kg. Puissance maximale : 10 kW. H 65 x larg. 76 x P 49 cm. 2 850€ HT. “Pellbox”. Edilkamin.

Photo 7. D’une puissance de 13 kW pour un rendement de 70%, ce foyer recto-verso s’installe au milieu d’une pièce. Le feu est visible de part et d’autre du foyer. Les deux portes sont escamotables. H 156 x larg. 94 x P 71 cm. 3 730€ TTC. “Foyer central R°V° Frontal 900”. Réalisation : Atelier du Staff. Totem.

Photo 8. Disponible en deux modèles (20 et 30 kW), cette chaudière à bûches peut s’adjoindre un ballon de 150 litres (disponible en option) pour la production d’eau chaude sanitaire. Le foyer en céramique réfractaire garantit une combustion complète (rendement utile jusqu’à 81,15%). La porte de chargement permet le passage de grandes bûches (ø 30 cm, L 50 cm). L’autonomie atteint 10 heures. “MC 5-20 CI” : 3 190€ HT. “MC 5-30 CI” : 3 590€ HT. Perge.

Photo 9. Cette chaudière à bûches, à tirage naturel et combustion inversée, affiche un rendement utile supérieur à 75%. Le foyer permet de brûler des bûches de 50 à 55 cm selon le modèle (trois puissances : 19,5 - 25,5 et 32,5 kW). À partir de 3 240€ HT. “MH”. Morvan.

Photo 10. C’est le plus souvent une vis sans fin qui permet l’alimentation de la chaudière automatique à granulés de bois depuis le silo de stockage. Il existe aussi des systèmes d’aspiration. Brotje.

Photo 11. Cette chaudière au rendement élevé (jusqu’à 93%) est surtout conçue pour la combustion des granulés de bois. Sa modulation de puissance très rapide et sa relativement faible inertie rendent inutile l’ajout d’un ballon tampon. Chaudière de 15 kW : 7 000€ HT. Installation classique (hors pose) comprenant une chaudière de 15 kW, un système d’alimentation par vis, un silo de 4 tonnes et une régulation : environ 9 800€ HT. “Pellematic”. Ökofen.

Photo 12. Ce kit brûleur à granulés se monte sur le foyer inférieur de la chaudière DFX du fabricant (chaudière à double foyer permettant une alimentation par bûches ou granulés). Le brûleur à air soufflé est équipé d’une résistance pour l’allumage automatique et d’une cellule photoélectrique pour le contrôle de la combustion. Le kit comprend une vis d’alimentation de 1,70 m de longueur et le moteur. À partir de 3 400€ HT. Morvan.

Photo 13. Labellisée Flamme Verte, cette chaudière brûle des granulés de bois. Son rendement est de 94,7%. L’alimentation, l’allumage et l’évacuation des cendres sont automatiques. En 15 kW : 9 493€ HT. En 25 kW : 10 249€ HT. “Logano SP251”. Buderus.

Photo 14. Alimentée automatiquement en granulés de bois, cette chaudière (de 2,9 à 25,9 kW) affiche un rendement global annuel jusqu’à 95%. Sa trémie de stockage intégrée (232 lit.) assure une marche continue et une grande autonomie. Éligible Flamme Verte, elle est équipée d’un dispositif de nettoyage des surfaces de chauffe et de décendrage du brûleur. À partir de 8 375€ HT. “Vitolig 300”. Viessmann.

Photo 15. Cette chaudière est alimentée en granulés de bois depuis un silo textile. Le transport du combustible, l’allumage, le contrôle de la combustion, le nettoyage et le décendrage s’effectuent automatiquement. Seul le cendrier doit être vidé deux à trois fois par an. À partir de 6 643€ HT. “P2”. Fröling.

Photo 16. La forêt française occupe 28% du territoire national et s’accroît naturellement de 87 millions de mètres cubes par an. Aucune pénurie de bûches n’est donc à craindre.

Photo 17. Dites aussi “bois déchiqueté”, les plaquettes, issues de l’entretien des forêts gérées de manière durable, se présentent sous la forme de fragments ou copeaux de bois.

Photo 18. Inventés aux USA au milieu des années 1970, les granulés (ou pellets) sont fabriqués à partir de déchets de scieries ou de menuiseries. Ils sont faits à 100 % de bois et sans liant.

Photo 19. Ce ballon de stockage permet de fournir à tout moment de l’eau chaude sanitaire. Il se raccorde à un système solaire et peut également être combiné à une chaudière à bois (granulés, bois déchiqueté ou bûches), fuel ou gaz. À partir de 3 579€ HT. “H3”. Fröling.

Photo 20. Équipée de deux foyers indépendants (dans l’un, on brûle les bûches; dans l’autre, les granulés de bois), cette chaudière peut ainsi fonctionner avec deux types de combustibles différents. À partir de 5 252€ HT. “CBM”. De Dietrich.

Photo 21. La combinaison, pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, d’une chaudière bois et d’une chaudière à condensation en appoint est économique à l’exploitation et réduit la consommation de gaz ou de fuel. De Dietrich.

Photo 22. Cette chaudière polycombustible bois/fioul associe deux générateurs : l’un à bûches (rendement supérieur à 80%), utilisé comme énergie principale; l’autre au fioul (basse température). L’eau chaude produite est stockée dans un ballon de 1000 ou 2000 litres. À partir de 5 490€ HT. “Polymatic Novabois 4000”. Atlantic.

Photo 23. Au bord de la Sèvre nantaise, cette maison de caractère reconvertie en chambres d’hôtes abrita par le passé une teinturerie et une fabrique de tire-bouchons.

Photo 24. La chaudière à chargement automatique (Ökofen) brûle des granulés de bois. Elle a été implantée au centre de la maison d’où elle alimente deux réseaux hydrauliques,
l’un pour chauffer l’appartement des propriétaires, l’autre les chambres d’hôtes.

Photo 25. La mise en place d’une chaudière bois en remplacement de l’ancien générateur au fuel a permis de conserver les radiateurs existants en acier dans toute la maison.

    Chauffage central ou d'appoint ?

    En France, une maison individuelle sur deux (soit six millions de résidences principales) est aujourd’hui chauffée, complètement ou partiellement, au bois. L’utilisation de ce combustible comme source accessoire ou unique de chauffage dépend du type d’équipement installé.

    Inserts, foyers fermés et poêles. (Voir photos 2 à 7).

    Ces appareils sont conçus pour apporter un complément de chauffage dans la maison. On peut par exemple les installer avec des radiateurs électriques pour alléger la facture. Leur vente représente le gros du marché français du bois-énergie. Ces équipements n’assurent que l’appoint de chauffage. Cependant il existe quelques rares foyers fermés et poêles (EdilKamin) qui produisent aussi de l’eau chaude sanitaire.

    - Si vous disposez d’une cheminée ouverte, vous pouvez la rendre plus performante en y installant un insert. Le rendement sera amélioré : un insert de conception moderne affiche un rendement de 70 à 85%, contre moins de 10% pour une cheminée traditionnelle. Votre consommation de bois s’en trouvera réduite et l’autonomie de votre cheminée n’en sera que plus grande. Il faut aujourd’hui débourser 2 000€ en moyenne pour un tel équipement. Le prix varie toutefois sensiblement selon l’habillage choisi.

    - Si vous disposez d’un conduit de fumée mais pas de cheminée, vous pouvez installer un foyer fermé ou un poêle. Leur rendement atteint également 70 à 85%. On trouve sur le marché des poêles en acier et fonte, mais aussi des appareils en fonte et matériaux réfractaires, plus performants et à l’autonomie plus importante.

    Il faut compter 1 500€ env. pour un foyer fermé; 1 000 à 2 000€ pour un poêle à bûches en acier et fonte, et 2 500 à 4 000€ pour un poêle à bûches en fonte et matériaux réfractaires. Les inserts et les foyers fermés sont alimentés avec des bûches. La grande majorité des poêles l’est également. On trouve cependant quelques modèles pouvant brûler des granulés de bois (appelés pellets). L’installation de ces différents appareils d’appoint coûte entre 500 et 1 000€.

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