Après de longues années de bons et loyaux services, votre vieille chaudière commence à manifester quelques signes de faiblesse. Il est peut-être temps de la remplacer. Le choix d’une chaudière moderne, à basse température ou à condensation, vous permettra de réaliser d’importantes économies d’énergie.
Chaudière basse température ou condensation ?
Plus rentable, la chaudière à condensation est plus contraignante à installer. Avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température, les économies d’énergie seront plus importantes.
Un quart des quatre millions de chaudières en fonctionnement en France ont aujourd’hui plus de 25 ans. Le remplacement de l’un de ces anciens générateurs, dont le rendement s’est dégradé au fil des ans, par une chaudière moderne est l’assurance de réaliser d’importantes économies d’énergie (jusqu’à 40% pour le renouvellement d’un modèle de plus de 15 ans d’âge par un appareil à condensation). Votre facture de gaz ou de fioul, dont le renchérissement est continu depuis quatre ans (avec un léger avantage en terme de prix pour le gaz), en sera d’autant réduite.
Vous ferez également un geste pour l’environnement en limitant les émissions polluantes de votre installation de chauffage. Les chaudières les plus performantes émettent
aujourd’hui moins de 15 mg/kWh de monoxyde de carbone (CO) et moins de 20 mg/kWh d’oxydes d’azote (NOx).
Basse température : le standard actuel
Les chaudières basse température ont supplanté les chaudières traditionnelles comme standard sur le marché. La plupart des grandes marques proposent des modèles à brûleur gaz ou fioul, au sol ou murales. Les chaudières basse température peuvent fonctionner en continu avec une température d’eau de 35 à 40 °C, au contraire des chaudières anciennes qui ne peuvent alimenter le circuit de chauffage qu’à haute température (70 à 80 °C). Leur rendement est plus élevé (92 à 94% en moyenne) et peut atteindre 96% pour les matériels les plus performants. Certains fabricants emploient le terme de chaudière très basse température. Il ne s’agit que d’un argument commercial pour distinguer les chaudières qui fonctionnent avec la température la plus basse et le rendement le plus élevé.
Condensation : pour que l’énergie ne parte plus en fumée
Les appareils à condensation sont promis à devenir le prochain standard en matière de chaudières. Certains pays comme la Grande-Bretagne les ont déjà rendus obligatoires lors de tout remplacement. On trouve des chaudières à condensation au sol (fioul et gaz) et murales (gaz uniquement). Très performantes, elles affichent un rendement moyen de 102 à 104% pour les modèles fioul, pouvant atteindre jusqu’à 106% pour certaines chaudières au sol (De Dietrich), et un rendement jusqu’à 109% pour les chaudières gaz (certains fabricants, tel Buderus, annoncent même des rendements jusqu’à 110%, proches du rendement maximum théorique de 111%). Ce rendement supérieur à 100% est obtenu par la récupération de l’énergie contenue dans la vapeur d’eau des fumées de combustion. La condensation de cette vapeur l’accompagne d’une libération de chaleur. C’est cette énergie que les chaudières à condensation utilisent pour augmenter leur performance. Avant d’être évacuées, les fumées très chaudes produites par la combustion du gaz ou du fioul traversent un condenseur dans lequel circule l’eau de retour du circuit de chauffage. Au contact de cette eau, la vapeur d’eau contenue dans les fumées se condense et cède son énergie à la chaudière pour réchauffer “gratuitement” l’eau du circuit de chauffage. Les fumées sont alors évacuées à moins de 70 °C au lieu de 150 °C et plus avec une chaudière traditionnelle.
Des aides fiscales pour alléger la facture
Les chaudières basse température ouvrent droit à un crédit d’impôt de 15% des dépenses nettes (hors main-d’oeuvre). Ce crédit d’impôt s’élève à 25% pour les chaudières à condensation. Il est majoré à 40% pour tout logement construit avant 1977, à la condition que les travaux soient réalisés au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de son acquisition. Garanti jusqu’au 31 décembre 2009, ce crédit d’impôt est plafonné à 8 000€ pour une personne seule et 16 000€ pour un couple sans enfant (majoration de 400€ par personne à charge). Pour les installations réalisées dans les logements achevés depuis plus de deux ans, un taux réduit de TVA à 5,5% est par ailleurs applicable.
Neutraliser les rejets
Une chaudière à condensation rejette plusieurs litres de condensats par jour. Cet équipement étant généralement raccordé au réseau des eaux usées, on considère que l’acidité des condensats est neutralisée par les produits basiques que rejettent lave-vaisselle et lave-linge. En France, pas d’obligation légale de traiter ces condensats ! Cependant on peut installer une station de neutralisation en aval de la chaudière (195€ chez De Dietrich + 1 recharge tous les deux ans env.). Des chaudières intègrent un système de neutralisation des condensats (Rotex).
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