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Chauffe-eau : Du traditionnel aux énergies renouvelables

Indépendants ou combinés au chauffage, instantanés ou à accumulation, alimentés par des énergies fossiles ou renouvelables, les systèmes de production d’eau chaude sanitaire sont plus ou moins économes à l’usage. Le point pour vous aider à trouver celui qui sera adapté à votre budget et à vos besoins.

SOMMAIRE DE L'ARTICLE

Chauffe eau traditionnel

Douche, bain, vaisselle… Un foyer de quatre personnes utilise près de 200 litres d’eau chaude par jour. Cette production sanitaire représente par ailleurs de 15 à 30% de l’énergie consommée dans la maison. Taille et habitudes de la famille, nombre de points de puisage, installation de chauffage existante, énergie disponible, dureté de l’eau… sont autant de critères à prendre en compte pour choisir l’équipement le plus adapté à ses besoins.

Le chauffe-eau électrique

Il constitue une première approche pour les maisons chauffées à l’électricité (convecteurs ou pompe à chaleur utilisant l’air comme vecteur de la chaleur) et non raccordées au réseau de gaz. L’offre de modèles instantanés, dans lesquels l’eau est chauffée au fil des besoins, est réduite à la portion congrue. Très gourmands en énergie, ces équipements sont à réserver à des usages peu importants (un seul point de puisage). La plupart des appareils commercialisés sont à accumulation. L’eau chaude est stockée dans un ballon de grande capacité (200 à 300 litres en moyenne).

Au contraire des systèmes instantanés, les chauffe-eau à accumulation permettent de soutirer de l’eau chaude immédiatement. Leur fonctionnement est également plus économe et la souscription d’un tarif électrique «heures pleines/heures creuses» apporte des économies supplémentaires. Elle réduit en effet la facture d’un tiers en moyenne par rapport à l’option de base. La capacité de stockage du chauffe-eau permet ainsi de produire l’eau chaude pendant la nuit (le temps de chauffe moyen d’un ballon de 200 litres s’élève à 5h30), lorsque le courant est moins cher. Tous les besoins de la journée peuvent donc être couverts à prix réduit.

Résistance blindée ou stéatite

La capacité d’un chauffe-eau électrique varie de 10 à 500 litres. Pour la vaisselle, on trouve des modèles de 10 à 30 litres à installer sous ou au-dessus de l’évier (chauffe-eau dits « bloc»). Les appareils de 50 à 500 litres permettent de soutirer de l’eau chaude en plusieurs endroits de la maison. Il existe des modèles au sol, sur socle ou trépieds, muraux (horizontaux ou verticaux), selon l’implantation que l’on souhaite privilégier : cuisine, salle de bains ou placard. L’eau contenue dans la cuve est chauffée par une résistance électrique.

Les modèles d’entrée de gamme sont équipés d’une résistance blindée en Inox ; les autres d’une résistance en stéatite, insérée dans une gaine émaillée. Dans ce dernier cas, la résistance n’est pas en contact direct avec l’eau, ce qui prévient son entartrage, cause notamment d’un fonctionnement plus bruyant du chauffe-eau. Ce système offre par ailleurs l’avantage de pouvoir être remplacée sans vidange du ballon. Les modèles d’entrée de gamme possèdent un thermostat électromécanique réglé en usine. La température de l’eau peut également être déterminée par un thermostat électronique en façade, plus précis et ajustable entre 50 et 65 °C par l’utilisateur.

Le choix d’un chauffe-eau électrique avec résistance blindée et protection contre la corrosion par anode magnésium constitue la solution la plus économique à l’achat. Pour un ballon de 200 litres, préconisé pour une famille de quatre personnes (près de la moitié des ventes françaises), il faut compter environ 400 euros HT. Un modèle avec résistance stéatite et protection électronique sera un peu plus onéreux : de 500 à 550 euros HT. Pour l’installation, il faut prévoir une centaine d’euros s’il s’agit d’un remplacement.

Le chauffe-eau à gaz

Le marché du chauffe-eau à gaz est en fort déclin. Comme pour l’électricité, on trouve des modèles instantanés et à accumulation, dont certains à condensation. L’évacuation des gaz de combustion peut se faire par un conduit de fumée ou une ventouse. Dans les chauffe-eau instantanés, également appelés chauffe-bain, l’eau froide est mise à température par un brûleur alimenté au gaz naturel, au butane ou au propane. Il existe sur le marché des appareils avec ou sans veilleuse (consommations réduites).

Leur fonctionnement nécessite une dizaine de minutes avant de pouvoir soutirer de l’eau chaude; un voyant s’allume alors lorsqu’il est en chauffe. Avec des puissances parfois supérieures à 20 kW, ils sont très gourmands en énergie. Toutefois, en cas de manque de place (appartement), l’absence de volume de stockage –d’où un encombrement réduit–présente l’avantage d’une intégration facilitée. Ce type d’équipement est préconisé pour un seul point de puisage.

Pour un usage plus important, mieux vaut privilégier un chauffe-eau gaz à accumulation (également nommé «accumulateur à gaz »), associant un ballon et un brûleur gaz. Cependant, puisqu’il ne bénéficie pas d’un tarif bonifié pendant la nuit, il présente moins d’intérêt que la version électrique. La fourniture d’un chauffe-eau gaz à accumulation coûte plus cher qu’un chauffe-eau électrique équivalent : de 500 à plus de 1000 euros HT. L’installation, qui nécessite de prévoir une évacuation des produits de combustion, est également plus complexe.

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