Transparence sculpturale. Dans ce grand volume, salle à manger et salon cohabitent en bonne intelligence de part et d’autre d’une cloison articulée, nécessaire pour rétablir des proportions chaleureuses. Elle n’entrave pas la fluidité des déplacements, d’autant qu’on peut la contourner d’un côté ou de l’autre sans franchir de porte ! Au plafond, le coffrage (20 cm de hauteur et d’épaisseur) est réalisé en plaques de plâtre montées sur ossature métallique. Il joue un triple rôle. D’une part, il accentue la transition entre les secteurs, d’autre part, il établit de justes proportions entre la hauteur (240 cm), la largeur (230 cm) du cadre en wengé massif et la section du bois (10 x 10 cm). Photo Antonio Duarte(Suite photo suivante)
Par ailleurs, il permet également d’intégrer les transformateurs des spots halogènes répartis sous la traverse. Le dégagement de chaleur qu’ils émettent est évacué par des petites grilles montées sur les orifices élargis qu’impose le passage des fils électriques. Les quatre panneaux en acier (h 240 x larg. 50cm et épaisseur 3 mm) ont été découpés au laser selon un dessin réalisé par la décoratrice. Des naissances à platine vissées dans les traverses haute et basse laissent un jeu suffisant pour intégrer de biais chaque panneau équipé de pivots. Le cadre lui-même est vissé au sol et sous le coffrage. Réalisation Atelier Isabelle Heureux. Photo Antonio Duarte
Une tête bien pleine. Faire cohabiter chambre et salle de bains évite de séparer deux pièces au détriment d’un beau volume qui gagnerait à conserver son intégralité. La solution est trouvée ici par un cloisonnement qui ne relie ni le plafond ni les murs latéraux, de manière à faciliter les accès d’un secteur à l’autre, tout en ménageant la perspective. D’impression massive (épaisseur 20 cm), cette cloison trouve un équilibre en rapport avec ses dimensions, soit 240 cm de longueur et 230 cm de hauteur. Elle est réalisée en plaques de plâtre montées sur une double ossature métallique de manière à former un coffrage rigide. D’un côté, on l’utilise en tête de lit ; de l’autre côté, des étagères sans fixation apparente reçoivent les accessoires et le linge de toilette ainsi que des patères à l’usage des vêtements et du linge de bain. Son décor peint à la main reflète une influence japonaise qui imprime son style dans la pièce à l’ameublement minimaliste. Photo Thurmann/Picture Press/Studio X
Esprit verrière. Cette cloison dessine une baie vitrée intérieure dont l’envolée accentue visuellement la hauteur sous plafond. Elle sépare le séjour et la cuisine sans arrêter le flux de lumière naturelle issu de l’espace cuisine. Montée sur un soubassement en carreaux de plâtre hydrofuge (h 80 cm, ép. 7 cm), la structure en acier est réalisée avec des cornières et des fers en T de 30 mm séparés de 37 cm. Elle est livrée prête à poser (formats standard avec des verres de 4 mm), ou sur mesure (avec des verres feuilletés de 7 ou 9 mm). (Dans les deux cas, des joints en caoutchouc et des parecloses métalliques assurent le maintien.) Une peinture polyester cuite (coloris choisi sur le nuancier RAL) donne la finition (Vérandas & Verrières). Sur le côté de la cuisine, la même configuration de châssis est reprise en façade de placards : les verres transparents étant remplacés par des verres laqués. Le four micro-ondes encastré s’ajuste au nu de l’une des façades. Photo Inside/Tito
Impressions d'ailleurs. Tel un moucharabieh, la cloison coulissante laisse filtrer une part de mystère. La transparence du claustra joue sur les ombres et les lumières laissant discrètement apparaître la présence d’un corridor auquel profite la lumière de l’entrée. Ces panneaux anciens sont difficiles à trouver chez des importateurs, mais ils existent sous d’autres formes (Laudescher). Ils sont montés en deux parties dans des châssis en bois, segmentés par une traverse. Celle-ci équilibre visuellement les panneaux et leur assure une grande stabilité. En partie haute, les cadres chevillés disposent de deux chariots vissés permettant de les suspendre dans un rail fixé en applique au-dessus du passage. Photo Antonio Duarte (Suite photo suivante)
Pour permettre le dégagement des panneaux, il se prolonge jusqu’à l’angle de la paroi avec des butées aux extrémités. Un bandeau dissimule le montage. Intégrés dans le plancher, des guides s’encastrent dans une rainure réalisée à mi-largeur des traverses basses, pour éviter le ballant. La même idée est reprise pour accéder au dressing. Là, les cloisons sont en verre laqué, monté sur un châssis en bois harmonisé aux autres. Chambre d'hôtes de charme la Bastide de Diane www.labastidedediane.fr. Photo Antonio Duarte
Composition sur mesure. Les systèmes d’aménagements modulables s’adaptent à toutes les situations, c’est là leur grand avantage. Ainsi cette structure d’étagères résulte d’un assemblage d’échelles et de tablettes qui dessine une séparation mesurée offrant une capacité de rangement diversifiée. Les échelles dites « mixtes » se déclinent en 13 hauteurs de 49 à 289 cm, et 5 profondeurs de 22 à 60 cm. Les montants creux reliés par des entretoises et percés tous les 5 cm sont prêts à recevoir les tablettes. Celles-ci portent des encoches aux quatre angles de manière à enrober les montants et à s’emboîter entre eux. Des cornières métalliques vissées sur les chants débordent aux extrémités pour venir s’encastrer dans l’épaisseur des montants et reposer sur des goupilles en acier enfilées dans les trous. Ce système très ingénieux autorise les étagères à supporter de lourdes charges, soit 150 kg sur une tablette de 100 x 30 cm, alors qu’aucun mode de fixation n’apparaît. Des croisillons en métal fixés au dos de chaque travée du meuble garantissent l’aplomb. Encore un bon point : le montage s’effectue sans outil ! Côté finition, les éléments en épicéa massif sont proposés en 30 finitions (naturelle, vernie, teintée ou peinte), de quoi trouver celle qui convient à son intérieur : des teintes bois classiques aux peintures toniques ou plus tendances; et à la nature de la pièce dans laquelle les étagères sont prévues (cuisine ou salon, etc.). La composition présentée (L 245 x h 249 x P 40 cm) est en finition blanc ivoire (1 123 €). Mobilier modulable LUNDIA. Photo
En trois points de suspension. Sous sa charpente apparente, le petit studio regroupe dans son volume mansardé tout ce qui répond au confort actuel. Pour agrémenter le plaisir d’y séjourner, il s’avérait raisonnable de sectoriser les zones d’activité sans perdre de place. Le couchage adossé au pignon en brique trouve avec une tête de lit en bois un contact moins hostile. Le grand lit s’inscrit entre l’espace bain et la cuisine. Pour extraire la cuisine du regard, une astucieuse cloison modulable offre sa complicité. Elle est formée de 4 panneaux en latté (ép. 30 mm) suspendus par des pièces métalliques permettant de les orienter (Simpson Strong-Tie). Détournés de leur fonction, ces « pieds de poteaux » se composent de deux platines à visser et d’une tige filetée destinée à régler leur écartement. La pièce est montée en sens inverse de sorte que la platine la plus grande (130 x 130 mm) soit vissée sous une poutre, alors que la seconde (100 x 100 mm) est repliée sur deux bords pour prendre le panneau en sandwich et utiliser les perçages existants au profit d’un vissage sur chaque face des panneaux. Photo Antonio Duarte
L’arche de transition. Un dessin épuré pour cette bibliothèque sans fond qui ménage la transparence et la double accessibilité. Idéalement placée en épi pour séparer une pièce en deux secteurs, elle se distingue par sa conception architecturale qui dessine une double arche en façades intégrant entre elles des tablettes et une colonne de casiers au centre, que l’on peut choisir ouverts ou fermés (en option). Les objets y sont mis en valeur, accompagnés de livres qui trouvent des appuis dans des sens différents soit de dos, soit de côté. Sa structure est en panneaux de particules mélaminés blanc lisse, alors que la finition des façades est affinée par une laque blanche. Il est possible de la personnaliser avec des portes en verre laqué blanc (h 33 x larg. 38 cm : 124€ les deux) et par des casiers en panneaux de particules noirs (h 33 x larg. 38 x P 30 cm : 86 €l’unité). Telle que présentée avec douze casiers, la bibliothèque mesure : h 184 x larg. 161 x P 37 cm, et est disponible à 899 €. Bibliothèque « Urban» GAUTIER.
Le jour et la nuit. Aménagé sous les combles, le studio à volume ouvert se devait de disposer d’un coin couchage en retrait de l’espace de vie. La solution trouvée consiste à placer le lit transversalement au piédroit dressé à 90 cm de hauteur pour lui offrir un appui en perdant le minimum de place. En bout de lit, la présence de la panne a permis de dresser une cloison constituée de quatre panneaux en tissu léger, articulés sur pivots. Lestés par une barre insérée dans un ourlet, les panneaux du centre, ajustés bord à bord, créent un adossement à la commode derrière laquelle le lit est dissimulé. De jour, on oriente perpendiculairement les deux panneaux latéraux pour fluidifier les déplacements et inviter la lumière en provenance de la fenêtre de toit à compléter celle diffusée par l’ouverture en pignon. En partie haute de chaque panneau, le tissu est inséré dans un profilé équipé d’une pièce métallique dotée d’un axe pivotant fixé sous la panne. Un poteau ajouté à l’aplomb de la panne délimite la cloison en dessinant une alcôve. Photo Wohnidee/Studio X