Sur le chantier que nous vous présentons (4,40 x 9,30 m de surface), la charpente en fermettes est posée directement sur les sablières des murs de façade (dessin ci-dessus, à gauche). La technique de mise en oeuvre choisie consiste à créer un plancher porteur au même niveau que les entraits, ce qui permet de préserver un maximum de hauteur sous combles.
Un aménagement bien maîtrisé : On utilise dans ce but des poutres (section de 36 x 225 mm) en « Kerto » (Finnforest). Composé de placages (épais. 3 mm) collés fil à fil avec une résine phénolique, ce lamibois est stable et extrêmement résistant. Ces madriers forment un solivage porteur étant donné qu’ils sont posés de façade à façade, mais ils sont également liés aux entraits des fermettes par clouage et boulonnage. Au niveau de la charpente, un demi-bastaing (175 x 32 mm de section) est cloué et boulonné contre chaque arbalétrier. Juste sous le faîtage, de faux entraits relient par deux les demi-bastaings situés en vis-à-vis. Vient ensuite la mise en place de jambes de force qui unissent les arbalétriers aux solives du plancher pour assurer la reprise des charges.
Toute isolation comprise : Après la mise en place de l’isolation, les jambes de force seront reliées par trois lisses horizontales servant de raidisseurs à la structure. Des panneaux hydrofuges d’OSB (« Triply », épais. 18 mm) fixés sur les lisses viendront contreventer jambes de force/lisses, transformant l’ensemble en une poutre qui assure la stabilité des arbalétriers. Afin de garantir une bonne isolation acoustique du plancher, les dalles de sol « Lameply RL» (Isoroy) à rainures et languettes (248,5 x 60 cm, épais. 18 mm) sont vissées sur des lambourdes de bois (60 x 40 mm de section) posées perpendiculairement aux solives et recouvertes de bandes résilientes (« Phaltex », épais. 10 mm). Ces lambourdes facilitent également le passage des gaines électriques. L’ensemble des travaux est ainsi réalisé sans endommager les plafonds existants ni perturber la vie intérieure de la maison.
Les derniers rangs de la couverture ont été déposés afin d’introduire les solives servant à doubler les entraits des fermettes. L’échafaudage placé à une certaine distance de la façade facilite la manoeuvre.
Les madriers portent de façade à façade et reposent sur les sablières existantes. Chacun est introduit dans l’axe de sa mise en place. Au préalable, leurs extrémités ont été taillées suivant l’angle de pente de la toiture.
Dans un premier temps, les renforts sont cloués manuellement contre chaque entrait; le but étant d’assurer la parfaite liaison avec la fermette existante. Suivent un clouage pneumatique et un boulonnage qui confortent l’assemblage.
Des entretoises perpendiculaires aux entraits sont clouées en décalé afin d’éviter les déformations de la nouvelle structure.
Créer une trémie d’escalier. Le positionnement du futur escalier détermine l’emplacement de la trémie qui est repérée à l’aide de clous traversant l’habillage de plafond.
Créer une trémie d’escalier. Les solives bordant la trémie sont doublées (technique du moisage) afin de consolider la structure au niveau du chevêtre de l’escalier.
Créer une trémie d’escalier. Perpendiculaire au solivage courant (ici composé des madriers fixés sur les entraits), le chevêtre est fait d’une pièce de bois massive. Il permet de fixer l’extrémité des madriers coupés pour créer la trémie.
Renforcer la charpente. Les arbalétriers des fermettes sont renforcés par la mise en place de demi-bastaings (175 x 32 mm de section) d’une longueur correspondant à celle du pan de toiture. Ces pièces de bois massif sont fixées par clouage et boulonnage.
Taillées dans des pièces de bois de 175 x 32 mm de section, les jambes de force sont préparées au sol. Leur extrémité haute suit l’angle de pente du toit.
La mise en place des jambes de force reprenant les arbalétriers et les entraits au sol s’effectue d’abord par clouage pneumatique. La multiplication des clous solidarise les pièces et évite les risques de déformation.
Les bois sont ensuite percés dans toute leur épaisseur pour recevoir un boulon poêlier qui confortera et donnera une bonne tenue dans le temps à l’assemblage.
Également taillés dans du madrier de 175 x 32 mm de section, des faux entraits sont cloués à l’extrémité haute des arbalétriers. Ils renforcent le faîtage et supporteront l’habillage de plafond du comble.
Les opérations de renfort de charpente une fois terminées, on peut supprimer les fiches et les contrefiches des fermettes en les sciant à fleur des solives.
Poser le plancher. Les dalles de sol sont constituées de lamelles de bois résineux disposées en trois couches croisées et usinées à rainures et languettes sur les quatre rives (« Lameply RL » d’Isoroy). Elles ont été choisies en largeur 60 cm (L 248,5 cm, épais. 18 mm) pour passer facilement à travers la trémie. (Existe également en largeur 122 cm et en épais. 12, 15 et 22 mm.)
Spéciales pour milieu humide, ces dalles sont vissées sur un lambourdage réalisé avec des chevrons de 60 x 40 mm de section, espacés de 45 cm et recouverts de bandes résilientes destinées à réduire les transmissions sonores.
L’ensemble du pignon B est habillé d’un placard (P 50 cm). Quatre portes en MDF rouge (épais. 19 mm) avec chanfrein occupent le centre. Photo Antonio Duarte
Stabiliser la structure. Les jambes de force délimitent la partie inutilisable en bas de pente. Cependant, cet espace permettra d’y faire passer tous les fluides et la VMC. Il sera rendu accessible par des trappes. Les suspentes fixées contre les bois vont recevoir des rails prévus pour maintenir l’isolation choisie en laine de verre semirigide (Ursa. Épais. 180 mm, R = 5 m2 K/W).
Les jambes de force délimitent la partie inutilisable en bas de pente. Cependant, cet espace permettra d’y faire passer tous les fluides et la VMC. Il sera rendu accessible par des trappes. Les suspentes fixées contre les bois vont recevoir des rails prévus pour maintenir l’isolation choisie en laine de verre semirigide (Ursa. Épais. 180 mm, R = 5 m2 K/W).
Trois lisses horizontales (bastaings de 32 x 175 mm de section) sont fixées le long des jambes de force sur toute la longueur, de pignon à pignon. Elles sont destinées à raidir la structure.
Pour solidariser les lisses et assurer le contreventement, des panneaux d’OSB hydrofuges sont vissés sur les lisses. L’ensemble fait office de poutre composée qui garantit la stabilité de la charpente renforcée.
Il ne reste plus qu’à poser les rails qui maintiennent l’isolant et permettent de visser les plaques de plâtre en soupente et au plafond.
APRÈS. Le nouvel espace conquis, l’agencement fait appel à du MDF teinté dans la masse, coloris anthracite et rouge (Valchromat). Posé sur deux caissons à tiroirs, le plateau en MDF anthracite (épais. 30 mm) reçoit en finition deux couches de vernis polyuréthane. Photo Antonio Duarte
En bas de pente, les deux rangements périphériques, réalisés en mélaminé (épais. 19 mm), sont montés sur glissière, facilitant ainsi l’accès au contenu. Un habillage identique aux portes ferme ces caissons. Photo Antonio Duarte
Élisabeth Delaigue. Photos gestes Christian Bénitte
Réalisation Home et Structures