Gardiennes de nos livres et bibelots, réponses habiles à des problèmes d’aménagement, elles constituent des rangements de premier ordre.
En version sur mesure, une bibliothèque peut répondre à toutes les configurations. Standard et modulaire, elle autorise également des compositions personnalisées. Si sa fonction première est de conserver les livres, elle sait aussi s’adjoindre d’autres rôles sous forme de garde-corps ou de cloison séparative. Le matériau choisi, le dessin, les proportions, le rythme, le style, l’emplacement, la modularité, et le graphisme qui en résulte, sans oublier les particularités plus techniques comme les modes de fixation des étagères sur le mur ou entre des montants, constituent un ensemble à étudier point par point.
Un graphisme équilibré (Voir photos 1 à 11)
L’originalité d’une bibliothèque doit sa réussite au graphisme qu’elle dessine. On peut se contenter d’une épaisseur constante entre montants et tablettes et former des “niches” parfaitement régulières. Ou chercher un rythme équilibré avec des montants plus épais que les tablettes (par un simple ajout d’alèses), ou en alternant parties pleines et creuses. La conjugaison de matériaux ou de couleurs contribue à donner du rythme : bois et verre, structure en carreaux de béton cellulaire (Thermopierre) ou de plâtre avec des étagères en bois, fond de niches en couleur, montants de teinte foncée et étagères claires, etc.
Le choix des matériaux
Panneaux de fibres revêtus de placage bois ou mélaminé, bois massif et MDF constituent un vaste échantillonnage de décors. Chacun a des propriétés qu’il convient d’étudier pour faire un choix judicieux. A épaisseur égale, la résistance à la flexion diffère. Les finitions de surface et le travail des chants sont à distinguer. Les écarts de prix méritent comparaison. Le métal n’est pas en reste pour réaliser des compositions originales, les carreaux de plâtre se justifient lorsque le budget est serré, le verre allège visuellement les structures.
Les panneaux plaqués bois
Appelés aussi “panneaux décor”, ils s’affirment comme les plus courants. La feuille de bois qui les habille (placage) est proposée en diverses qualités. Le placage “ébénisterie” (ci-dessous) est fin, sans défaut d’aspect, c’est le plus noble. Le placage “menuiserie” de grain plus “moyen” est à choisir lorsque l’impact esthétique du meuble n’est plus essentiel. Enfin, le placage dit “de contre balancement” est plus ordinaire. On dissimule son grain sous une finition de teinte foncée. Côté support, l’aggloméré (ci-dessous) n’accepte pas les longues portées sous lesquelles il fléchit contrairement au latté léger et stable dont la très grande résistance mécanique en fait un matériau d’excellence.
Le contreplaqué offre également une résistance mécanique élevée. En version classique, les faces sont revêtues d’un placage en bois exotique. En version haut de gamme, il est replaqué d’une feuille d’essence fine. Un peu plus onéreux que les autres panneaux décor, le contreplaqué ne se déforme pas grâce au croisement des plis superposés (5 généralement). En version 3 plis, il est plus léger, les plis extérieurs sont composés de lames de toutes longueurs, le pli intermédiaire est à contre-fil. Comme il accepte de longues portées, c’est un matériau idéal pour les bibliothèques en grand format. Une finition s’impose : vernis ou cire après un fondur
qui bouche les pores du bois.
Les panneaux mélaminés ne demandent ni finition de surface ni entretien. En blanc ou en couleur, ou imitant le bois, ce sont les plus économiques, mais ils acceptent difficilement les lourdes charges si ce n’est en petites longueurs. Côté finition, tous ces panneaux imposent un habillage des chants. Le placage thermocollant est une solution, l’ajout d’une alèse en est une autre. Celle-ci peut être d’une épaisseur supérieure à celle des panneaux pour donner au meuble un aspect plus massif. Rapportée sur les montants, cette alèse plus large que sur les tablettes permet d’obtenir des effets décoratifs stylisés par des cannelures toujours élégantes ou un moulurage en relief.
Le bois massif
Choisi par les puristes, le bois massif nettement plus onéreux affirme sa noblesse. En version lamellé-collé, il associe des lames de bois étroites de longueur variable. Le panneauté se compose de lames de bois plus larges qui révèlent un aspect de surface plus uniforme. Ces panneaux offrent une résistance à la flexion supérieure à celle d’une planche. Mis en valeur par un vernis ou une cire (sur un fondur), le bois massif permet de profiler les chants à sa convenance.
Le MDF
Matériau contemporain, le MDF est prisé pour ses multiples qualités. On peut le profiler ou le moulurer aisément. La surface extra lisse facilite la finition en peinture bien qu’un vernis polyuréthane lui convienne aussi. Le MDF existe en tons bois ou teinté dans la masse (Valchromat, Isoroy, Medite). Un seul défaut : son poids.
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