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Les bibliothèques à plein volume

Gardiennes de nos livres et bibelots, réponses habiles à des problèmes d’aménagement, elles constituent des rangements de premier ordre.

ZOOM

Jeu de construction. Respectant rigoureusement un rythme de carrés de 48 cm de côté, cette bibliothèque recouvre les murs des deux niveaux sans s’interrompre, d’autant plus que l’arrivée d’escalier et la rambarde de l’étage jouent la transparence. En latté (ép. 4 cm) plaqué de bois clair (frêne), elle est conçue avec un fond qui la détache du mur pour en faire un meuble à part entière. Escalier Nick Richardson. Architecte Sylvie Chirat. Photos G. Defois

Jeu de construction. Respectant rigoureusement un rythme de carrés de 48 cm de côté, cette bibliothèque recouvre les murs des deux niveaux sans s’interrompre, d’autant plus que l’arrivée d’escalier et la rambarde de l’étage jouent la transparence. En latté (ép. 4 cm) plaqué de bois clair (frêne), elle est conçue avec un fond qui la détache du mur pour en faire un meuble à part entière. Escalier Nick Richardson. Architecte Sylvie Chirat. Photos G. Defois

Coulissante. Cette structure est réalisée en mdf laqué (ép. 19 mm). En partie basse, le podium fait office de banquette et de marche d’accès pour atteindre le plateau garni de coussins. La bibliothèque qui repose dessus (p 20 cm) s’anime de deux modules coulissants en applique (p 15 cm). Des roulettes vissées dessous sont guidées par un rail encastré dans le plateau, deux crochets suspendent les modules à une barre métallique fixée sur la bibliothèque. Szczepaniak/StudioX

Sur tiges. Des bois ronds remplacent les montants pleins. Les tablettes prises en sandwich sont traversées par des tourillons qui pénètrent ensuite dans l’épaisseur des tiges prépercées. Deux modules symétriques encadrent la partie centrale plus aérée. L’ensemble repose sur un plateau en ménageant un grand espace qui allège la structure. Photo LuxProductions.com

Asymétrique. Pour coller au décor ambiant en jouant la simplicité, les carreaux de plâtre (ép. 5 cm) se substituent au bois. L’asymétrie des niches suffit à l’animation, grands rectangles d’un côté, casiers plus petits de l’autre, formés par des tablettes en bois intermédiaires. Pour réaliser ce montage, les étagères en plâtre sont collées à mi-chant des montants. Celles de grande longueur sont formées de deux carreaux de plâtre réunis par des fers encastrés en sous face. LuxProductions.comInside/H&L/M. Hahn

Rehaussée. Composée à partir de modules de base (hauteur 229 cm, largeur de 50 et 33,5 cm), la bibliothèque s’élève malgré tout jusqu’au plafond grâce à des joues en bois foncé, débordantes aussi en façade. L’ensemble est en panneaux de particules (ép. 19 mm). “arpège” décors gris perle et ethnique. 2 300€. Sogal.

Animée. Par la multitude de ses casiers aux formats variés, ce meuble bibliothèque est particulièrement graphique. les tablettes sont d’épaisseur constante contrairement aux montants. S’ajoutent à cette animation l’alternance de parties pleines et creuses et des tablettes ouvertes aux angles. L’ensemble est réalisé en panneaux plaqués chêne. Photo LuxProductions.com

Sans étagères. Les deux modules qui forment cet ensemble sont de faible profondeur et d’une élégante finesse. Réalisés en mdf, les montants rapprochés sont traversés par des tiges rondes en hêtre (ø 12 mm et ø 20 mm pour celle du haut et du bas) qui servent de support aux livres et remplacent les étagères. Photo LuxProductions.com

Tripartite. Une simple colonne en bois naturel, multipliée par trois, habille un mur en laissant deux respirations d’une belle élégance (h 229 cm, larg. 55 cm, p 22 cm). La colonne en épicéa massif brut : à partir de 332€ ttc. Lundia.

Liberté totale. Un ensemble de casiers jointifs ou non, noirs ou blancs, de longueurs variables et de hauteur constante (h 35 cm) constitue ce meuble (p 18 cm). Chaque casier est vissé au mur à travers le fond. En mdf laqué (ép. 16 mm), ils animent la surface avec des décalages bien organisés. Photo Willig/StudioX

En habit rouge. Faits de panneaux de fibres plaqués sycomore teinté noyer rouge, ces rayonnages composent une bibliothèque sur mesure d’aspect classique. Les tablettes posées sur des taquets violon sont réglables, leur chant s’habille d’une alèse rapportée. La partie étagères en 40 cm de profondeur se démarque des rangements inférieurs en 50 cm. “haussmann”. Quadro.

Raffinée et subtile. La bibliothèque enrobe la cheminée et se compose de niches ouvertes associées à des tiroirs. Leur façade légèrement en biais paraît à recouvrement à la manière de clins. Une moulure demi-ronde en merisier massif entoure les rangements, elle ménage des intervalles au-dessus de la plinthe pour pouvoir saisir le tiroir et l’ouvrir. L’échelle s’accroche sur une barre en laiton fixée sur une moulure concave en bois massif. Montants, étagères sur taquets violon et fond de meuble sont en latté plaqué merisier (ép. 22 mm). Réalisation atelier Richard Boyer. Photo Karim Brunie

Raffinée et subtile. La bibliothèque enrobe la cheminée et se compose de niches ouvertes associées à des tiroirs. Leur façade légèrement en biais paraît à recouvrement à la manière de clins. Une moulure demi-ronde en merisier massif entoure les rangements, elle ménage des intervalles au-dessus de la plinthe pour pouvoir saisir le tiroir et l’ouvrir. L’échelle s’accroche sur une barre en laiton fixée sur une moulure concave en bois massif. Montants, étagères sur taquets violon et fond de meuble sont en latté plaqué merisier (ép. 22 mm). Réalisation atelier Richard Boyer. Photo Karim Brunie

En chêne blanchi. Des rangements fermés en partie basse sont surmontés d’une vaste bibliothèque en chêne massif blanchi. Un projet sur mesure réalisé de façon classique. Les étagères en forte épaisseur reposent sur des crémaillères en bois dissimulées derrière les alèses des montants. Baden Baden.

Bois métal associés. Rayonnages en partie haute et rangements fermés en dessous pour cet ensemble de belle facture qui associe le bois de placage pour montants et façades, et des étagères en tôle galvanisée récupérées dans un bureau. Elles reposent sur des taquets amovibles réglables en hauteur grâce à des crémaillères encastrées dans les joues. Une plinthe en retrait allège la silhouette du meuble. Photo LuxProductions.com

En ligne. Du châtaignier plaqué sur latté (ép. 18 mm) est choisi pour ces étagères de grande longueur. Elles ne prendront pas de flèche grâce aux fixations murales judicieusement réparties et cachées par un panneau de doublage en mdf peint. Ces fixations métalliques en équerre sont vissées dans le mur. Elles traversent le panneau et pénètrent dans l’épaisseur du bois, orientées sur chant pour augmenter la résistance à la flexion. Des intercalaires en acier maintiennent les livres. Munis de tourillons, ils sont assemblés à des barrettes en acier encastrées dans le bois. Réalisation atelier Richard Boyer. Photo A. Duarte

Escamotable. Cet ensemble compact réunit un lit double basculant, un meuble de rangement latéral télescopique et une petite bibliothèque peu profonde qui s’inscrit entre le fond du meuble et le lit rabattu en position verticale. Pas plus de 15 cm de profondeur et 18 mm d’épaisseur pour ces étagères vissées par l’arrière. Photo LuxProductions.com

Ascensionnelle. En suivant le limon de l’escalier, elle est peu encombrante (p 18 cm). Réalisée en bois massif, cette bibliothèque est rythmée par des montants élargis avec des alèses rapportées débordantes qui dissimulent les consoles et crémaillères, supports des étagères. Celles-ci se répartissent sur différents niveaux. Photo View/Photononstop

Esprit d’escalier. Une singulière composition pour cette bibliothèque enveloppée par les marches. Elle est réalisée en plaques de plâtre assemblées par vissage sur une ossature bois. Tous les raccords disparaissent sous plusieurs couches d’enduit. Architecte Patrick Pognant. Photo A. Duarte

De haut en bas. Les rayonnages se superposent derrière une volée d’escalier de type échelle de meunier. La trémie débouche sur une passerelle permettant d’accéder à la partie supérieure de la bibliothèque. De composition simple, associant des montants habillés d’une alèse et des étagères en bois massif posées sur des taquets violon, la bibliothèque accepte de lourdes charges et module les profondeurs en fonction des décrochements muraux. Photo LuxProductions.com

Suspendue. Cette composition épurée offre au regard de longues étagères suspendues au mur. leur épaisseur (55 mm) est obtenue par un “sandwich” composé de deux panneaux en mdf (ép. 19 mm) et d’une ossature intermédiaire en tasseaux. En façade, un bandeau en mdf rapporté à coupe d’onglet dissimule les tasseaux intérieurs. Les fixations sont composées de platines métalliques murales sur lesquelles des fers plats soudés en équerre traversent un doublage en mdf et pénètrent dans l’épaisseur du chant de chaque tablette. Architectes Grégoire Tisné et Sylvie Comminge. Réalisation atelier Richard Boyer. Photo A. Duarte

Traversante. Le choix de la simplicité pour cette bibliothèque qui occupe toute une surface murale en intégrant la porte. L’ensemble en bois massif est solidarisé par tourillons. Photo Inside/B. Limbour

En encadrement. Autour d’un passage condamné dont on a conservé l’épaisseur du tableau pour placer un ancien meuble de radio, une bibliothèque a pris place en toute simplicité. Réalisée en pin massif teinté et verni (ép. 19 mm), elle utilise le vissage dans les chants et des tasseaux apparents pour supporter les étagères. Un fronton d’armoire placé à l’envers confère un style étonnant à ce meuble souligné en partie haute par une moulure. Gîte les soleils. Photo A. Duarte

Alignée. Une élégante touche d’exotisme est offerte par le conduit de fumée habillé de simili cuir rouge et le bois foncé utilisé pour réaliser les bibliothèques. Celles-ci s’alignent sur le conduit et compensent leur imposante teinte sombre par la sobriété de l’agencement. Les étagères montées sur taquets à douille dessinent de grandes niches en longueur et de format identique. Le fond peint en blanc égaye cet ensemble chaleureux. Photo LuxProductions.com

En îlot. Contigu au passage menant à la cuisine, le salon préserve sa tranquillité derrière une étagère qui s’élève à mi-hauteur. L’épaisseur équivalente des verticales et horizontales confère un équilibre et une simplicité à cette structure blanche qui s’intègre ainsi au décor et préserve la clarté de la pièce. Photo Inside/E. Saillet

Double face. comme un claustra, ce meuble de séparation en épicéa massif naturel verni joue avec les pleins et les vides pour laisser passer la lumière (h 249 cm, larg. 300 cm, p 30 cm). A partir de 1 994€ TTC. Aménagements sur devis. Lundia.

Pour animer. Ce cube blanc intègre la salle de bains dans un espace ouvert de type loft. Les parois en carreaux de plâtre hydrofuge constituent le fond des bibliothèques qui dessinent des niches identiques de grand format. Montants et étagères en mdf (ép. 19 mm) prennent une apparence plus massive par l’ajout d’alèses collées et clouées en applique. Photo LuxProductions.com

Esprit ethnique. Le cloisonnement est rythmé par l’alternance de portes ajourées et de bibliothèques en mdf (ép. 22 mm) teinté dans la masse (valchromat). Elles présentent des rayonnages alignés et posés sur des taquets vissés dans les montants. En partie basse, une étagère débordante apporte une note toute personnelle. Photo LuxProductions.com

    En version sur mesure, une bibliothèque peut répondre à toutes les configurations. Standard et modulaire, elle autorise également des compositions personnalisées. Si sa fonction première est de conserver les livres, elle sait aussi s’adjoindre d’autres rôles sous forme de garde-corps ou de cloison séparative. Le matériau choisi, le dessin, les proportions, le rythme, le style, l’emplacement, la modularité, et le graphisme qui en résulte, sans oublier les particularités plus techniques comme les modes de fixation des étagères sur le mur ou entre des montants, constituent un ensemble à étudier point par point.

    Un graphisme équilibré (Voir photos 1 à 11)

    L’originalité d’une bibliothèque doit sa réussite au graphisme qu’elle dessine. On peut se contenter d’une épaisseur constante entre montants et tablettes et former des “niches” parfaitement régulières. Ou chercher un rythme équilibré avec des montants plus épais que les tablettes (par un simple ajout d’alèses), ou en alternant parties pleines et creuses. La conjugaison de matériaux ou de couleurs contribue à donner du rythme : bois et verre, structure en carreaux de béton cellulaire (Thermopierre) ou de plâtre avec des étagères en bois, fond de niches en couleur, montants de teinte foncée et étagères claires, etc.

    Le choix des matériaux
    Panneaux de fibres revêtus de placage bois ou mélaminé, bois massif et MDF constituent un vaste échantillonnage de décors. Chacun a des propriétés qu’il convient d’étudier pour faire un choix judicieux. A épaisseur égale, la résistance à la flexion diffère. Les finitions de surface et le travail des chants sont à distinguer. Les écarts de prix méritent comparaison. Le métal n’est pas en reste pour réaliser des compositions originales, les carreaux de plâtre se justifient lorsque le budget est serré, le verre allège visuellement les structures.

    Les panneaux plaqués bois
    Appelés aussi “panneaux décor”, ils s’affirment comme les plus courants. La feuille de bois qui les habille (placage) est proposée en diverses qualités. Le placage “ébénisterie” (ci-dessous) est fin, sans défaut d’aspect, c’est le plus noble. Le placage “menuiserie” de grain plus “moyen” est à choisir lorsque l’impact esthétique du meuble n’est plus essentiel. Enfin, le placage dit “de contre balancement” est plus ordinaire. On dissimule son grain sous une finition de teinte foncée. Côté support, l’aggloméré (ci-dessous) n’accepte pas les longues portées sous lesquelles il fléchit contrairement au latté léger et stable dont la très grande résistance mécanique en fait un matériau d’excellence.

    Le contreplaqué offre également une résistance mécanique élevée. En version classique, les faces sont revêtues d’un placage en bois exotique. En version haut de gamme, il est replaqué d’une feuille d’essence fine. Un peu plus onéreux que les autres panneaux décor, le contreplaqué ne se déforme pas grâce au croisement des plis superposés (5 généralement). En version 3 plis, il est plus léger, les plis extérieurs sont composés de lames de toutes longueurs, le pli intermédiaire est à contre-fil. Comme il accepte de longues portées, c’est un matériau idéal pour les bibliothèques en grand format. Une finition s’impose : vernis ou cire après un fondur
    qui bouche les pores du bois.

    Les panneaux mélaminés ne demandent ni finition de surface ni entretien. En blanc ou en couleur, ou imitant le bois, ce sont les plus économiques, mais ils acceptent difficilement les lourdes charges si ce n’est en petites longueurs. Côté finition, tous ces panneaux imposent un habillage des chants. Le placage thermocollant est une solution, l’ajout d’une alèse en est une autre. Celle-ci peut être d’une épaisseur supérieure à celle des panneaux pour donner au meuble un aspect plus massif. Rapportée sur les montants, cette alèse plus large que sur les tablettes permet d’obtenir des effets décoratifs stylisés par des cannelures toujours élégantes ou un moulurage en relief.

    Le bois massif
    Choisi par les puristes, le bois massif nettement plus onéreux affirme sa noblesse. En version lamellé-collé, il associe des lames de bois étroites de longueur variable. Le panneauté se compose de lames de bois plus larges qui révèlent un aspect de surface plus uniforme. Ces panneaux offrent une résistance à la flexion supérieure à celle d’une planche. Mis en valeur par un vernis ou une cire (sur un fondur), le bois massif permet de profiler les chants à sa convenance.

    Le MDF
    Matériau contemporain, le MDF est prisé pour ses multiples qualités. On peut le profiler ou le moulurer aisément. La surface extra lisse facilite la finition en peinture bien qu’un vernis polyuréthane lui convienne aussi. Le MDF existe en tons bois ou teinté dans la masse (Valchromat, Isoroy, Medite). Un seul défaut : son poids.

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